Mary Anning (1799-1847), scientifique et femme de foi, était une célèbre collectionneuse de fossiles de la « côte jurassique » en Angleterre. Dès son plus jeune âge, elle partait à la recherche de fossiles avec son père. À l’âge de douze ans, elle a découvert et identifié le premier fossile d’ichtyosaure. Elle a trouvé plusieurs fossiles de plésiosaures et de ptérodactyles, ainsi que des fossiles de poissons, qui ont aidé les scientifiques à reconstituer l’histoire de la vie sur Terre. Mary a eu une enfance difficile et n’est pas allée à l’école, mais elle adorait ses aventures à la recherche de fossiles.
Il y a encore 200 ans, les fossiles n’étaient que des morceaux de roche intéressants. Le père de Mary collectionnait des fossiles de calmars préhistoriques et les vendait aux touristes curieux sous le nom de « doigts du diable » (belemnites) et « pierres serpent » (ammonites). Mary vendait des fossiles pour nourrir sa famille, mais elle aimait aussi lire des textes scientifiques sur la paléontologie.
Mary a beaucoup contribué à la science grâce à ses connaissances, ses écrits et ses dessins très détaillés de fossiles. Mais au XIXe siècle, il était encore très difficile pour les femmes d’être reconnues comme scientifiques. Mary est finalement devenue une spécialiste des fossiles respectée, et des paléontologues du monde entier lui rendaient visite dans le Dorset.
Mary était une chrétienne très fervente et a mené une vie pleine de bonté et d’intégrité, malgré toutes les épreuves qu’elle a dû surmonter. Ses découvertes ont apporté une contribution TRÈS importante à la façon dont les gens perçoivent l’histoire de la vie sur Terre, tant en ce qui concerne l’extinction des espèces que le développement de nouvelles formes de vie.
Les découvertes fossiles de Mary ont changé la perception que les gens avaient du monde et de l’extinction. Jusqu’en 1820, la plupart des gens croyaient que Dieu avait créé l’univers en six jours, au tout début de la création, et que tout était resté identique depuis. Ils pensaient que les idées sur l’extinction et l’évolution des espèces allaient à l’encontre de la création d’un monde parfait par Dieu. Mary Anning et d’autres paléontologues ont présenté un point de vue différent, selon lequel l’évolution faisait partie du plan de Dieu.

Portrait de Mary Anning avec son chien Tray et l’affleurement rocheux Golden Cap en arrière-plan, Natural History Museum, Londres. Ce tableau appartenait à son frère Joseph et a été offert au musée en 1935 par Mlle Annette Anning.

Lettre de Mary Anning sur la découverte du Plesiosaurus.
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